Personne ne savait se figer comme lui .
Fermant les yeux,il se pétrifia,sculpture offerte à ma curiosité.
J'allais à sa découverte encore plus lentement qu'il ne l'avait fait avec moi, veillant à réfrèner ma pssion.
Je carressait sa joue, effleurais ses paupières et les ombres violacées de ces cernes.
Je suivais le tracé de son nez parfait, puis, encore plus prudemment,de ses lèvres au dessin magnifique.
Elles s'entrouvrirent, et je sentis son haleine fraîche sur le bout de mes doigts .
J'avais envie de me pencher dessu,d'inhaler son arôme.
Aussi, je retirais ma main et reculais,soucieuse de pas dépasser les limites.
Il ouvrit les yeux,son regard était affamé.
Pas de manière à m'effrayer, plutôt à déclencher un spasme au fond de mon ventre et à affoler mon pouls une fois de plus.
Pas de danger ! J'étais pétrifiée.Posément , sans jamais me quitter des yeux, il se pencha vers moi.
Puis, vif mais carressant, il appuya sa joue glacée contre la courbe dema gorge.
Pour le coup, j'en fus réduite à une immobilité totale.
J'écoutais sa respiration mesurée, observant le soleil et le vent qui jouaient dans ses cheveux de cuivre, ce qu'il y avait de plus humain chez lui.
Avc une lenteur délibérée, ses mains glissèrent le long de mon cou.Je frissonnai, l'entendis reprendre son souffle, mais il ne s'interrompit pas, et ses doigts légers descendirent sur mes épaules avant de s'arrêter.
Son visage se faufila sur le côté, son nez frôla ma clavicule et, enfin, il enfouit sa tête dans ma poitrine, bouleversant de tendresse.
_Ah, soupira-t-il en prêtant l'oreille aux battements de mon coeur.
Je ne sais combien de temps nous restâmes ainsi immobiles.Ca me parut des heures.Mon pouls finit par s'apaiser.Edward ne broncha ni ne parla pas tant que dura notre étreinte.
Je devinais que à tout instant, l'effort risquait de se révèler trop épouvant, et que m vie pouvait se terminer -si vite que je ne m'en serais sans doute pas rendu compte. Néanmoins, je n'arrivais pas à éprouver de peur.Je ne pensais à rien, si ce n'est à ce premier contact intime.
Sur ce, il reprit mon visage entre ses mains en coupe.
J'arrêtais de respirer. Il hésita-pas d'une faon normale, pas d'une façon humaine, pas comme un homme pourrait tergierser avant d'embrasser une femme, afin de jauger sa réaction, de voir comment elle va le prendre.
Ou pour prolonger l'instant, ce moment parfait d'anticipation, parfois meilleur que le baiser lui-même.
Edward, lui, hésita pour se tester, pou vérifier que c'était sans danger, qu'il contrôlait sa soif.Puis ses lèvres de marbre froidse posèrent tout doucement sur les miennes. Ce à quoi ni lui ni moi n'étions prêts, ce fut ma réaction.
Mon sang bouillona sous ma peau, incendia ma bouche.
Mon souffle devint heurté et erratique. Mes doigts agrippèrent ses cheveux, collant sa tête contre la mienne.Mes lèvres s'ouvrirent, et j'inhalais à fond son odeur capiteuse.
Aussitôt, il se pétrifia. Ses mains, douces mais fermes, me repoussèrent.Rouvrant les yeux, je vis qu'il était sur ses gardes.